ional de football est l'un des suspects d'une fusillade qui a blessé trois videurs ce week-end près de Nancy.

Placés en garde à vue depuis lundi soir, l'ancien footballeur
international Tony Vairelles et trois de ses frères ont été mis en
examen mardi soir pour tentative d'assassinat, conformément à ce
qu'avait requis plus tôt le parquet de Nancy. Pour les deux plus jeunes,
Jimmy et Giovan, âgés de 20 et 30 ans, le juge des libertés et de la
détention (JLD) a décidé un placement en détention provisoire, a indiqué
leur avocate, Me Virginie Barbosa. Pour Tony, 38 ans, et Fabrice
Vairelles, 40 ans, la même décision devrait intervenir plus tard dans la
soirée.
LeFigaro.fr fait le point sur «l'affaire Vairelles».
Les faits :
Il est à peu près 3 heures du matin dimanche quant au moins deux
personnes se font expulser de la boite de nuit «les Quatre-As», située à
Essey-lès-Nancy en Meurthe-et-Moselle. Les deux fêtards, apparemment
dans un état d'ébriété avancé, semaient la pagaille sur la piste de
danse. Vexés, ils tentent de rentrer de nouveau, équipés de battes de
base-ball. Une bagarre éclate. Les videurs utilisent des gaz
lacrymogènes et éloignent les agresseurs. Bien décidés à poursuivre leur
soirée, les deux hommes reviennent à la charge un peu plus tard avec
des proches munis d'armes à feu. C'est à ce moment que la situation
dégénère. Selon l
'Est Républicain, au moins cinq coups de feu ont
été tirés, touchant trois videurs. Les agresseurs ont ensuite pris la
fuite. D'après plusieurs sources, l'une des armes était un fusil 22 long
rifle. D'autres armes à poing, de calibre 9 ou 7,65 mm, auraient peut
être aussi été utilisées.
Tony Vairelles, lors qu'il jouait pour l'OL.
L'identité des agresseurs :
Lors d'une des rixes, un des videurs a confisqué les clés de voiture de
l'un des agresseurs présumés, ce qui a grandement facilité l'enquête.
Parmi les quatre suspects arrêtés dimanche et gardés à vue depuis, se
trouvent Tony Vairelles, l'ancien international de football français,
ainsi que trois de ses frères. Guy Vairelles, le père des quatre
garçons, a lui aussi été arrêté avant d'être remis en liberté quelques
heures plus tard. Ce dernier, qui s'est rendu au palais de justice de
Nancy mardi matin, a démenti devant plusieurs journalistes les versions
présentées dans la presse. Mais il a bien précisé que ce sont ses deux
enfants, Giovan et Jimmy, qui ont été expulsés de l'établissement. Les
deux jeunes hommes auraient contacté leur frère Tony après avoir perdus
leurs affaires afin qu'il leur apporte un double des clés de leur
voiture.
Les victimes : Aucun pronostic
vital n'est engagé pour les trois videurs atteints par des projectiles
et c'est un miracle. L'un a été touché à la cuisse, l'autre à la main et
le dernier au flanc. Si ses jours ne sont pas comptés, l'un des vigiles
est toujours dans un état préoccupant : après qu'une balle lui a frôlé
le crâne, une autre est venue se loger dans son flanc avant de s'arrêter
à 2 cm de sa colonne vertébrale. Une autre victime risque de se faire
amputer de plusieurs doigts, selon l'Equipe.
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