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vendredi 21 octobre 2011

Pénis : La vérité sur la taille moyenne


Pénis : La vérité sur la taille moyenne

L'Académie nationale de chirurgie a publié mercredi les mensurations moyennes du sexe masculin pour sensibiliser le public sur le risque de la chirurgie esthétique.
La chirurgie correctrice du pénis n'est pas une fatalité
La chirurgie correctrice du pénis n'est pas une fatalité SIPA/FAYOLLE PASCAL/SIPA
Tous à vos double-décimètres ! Une étude rendue publique le 19 octobre par l'Académie nationale de chirurgie donne la taille moyenne du pénis. Des résultats qui font parler, mais que les chercheurs mettent en avant principalement pour sensibiliser le public aux risques de la chirurgie esthétique : il faut « sensibiliser le public à l'inutilité et au risque de toute chirurgie sur un pénis de dimension normale et physiologiquement actif », déclarent-ils.
Et les chiffres parlent d'eux-mêmes : entre 9 et 9,5 cm au repos pour atteindre, en érection, 12,8 à 14,5 cm. La circonférence se situerait respectivement entre 8,5/9 cm (pendant le sommeil) et 10/10,5 cm.
Pas d'affolement, encore une fois, ces chiffres ne sont que des moyennes !

La chirurgie superflue, inefficace et risquée

Le chirurgien Ronald Virag souligne que 85 % des demandeurs de chirurgie correctrice ont un pénis dont la dimension est dans la moyenne. Une demande, selon l'Académie, plus « liée à l'image qu'à la fonction ». D'où le rôle pédagogique du chirurgien : « Expliquer sans rejeter formellement la demande mais en démontrer l’absence de fondement ». Des demandes donc souvent considérées comme injustifiées. Comme le dit l'Académie, aucune décision opératoire ne devrait être prise sans l'avis motivé d'un psychiatre spécialisé. Les chercheurs reconnaissent néanmoins qu'« un pénis de taille insuffisante est pour l'homme source d'anxiété ou de souffrance psychologique ». Les demandes de chirurgie correctrice sont aujourd'hui toujours en forte hausse, alors qu'elles se révèlent souvent superflues, inefficaces et risquées.
Il existe de nombreuses techniques d'allongement, mais les résultats sont limités et des risques subsistent, notamment une complication au niveau de l'érection. Des opérations qui ont des « résultats limités et un risque certain de complications en particulier au niveau de l'érection », note l'Académie. De la même manière, les implants doivent être proscrits. En cas de micropénis congénital (malformations néonatales ou faisant suite à un cancer de la verge), on peut réaliser des phalloplasties dans des centres experts, une augmentation jugée « tout à fait licite » dans ce cas-là. « Le futur opéré doit cependant être prévenu que les résultats de cette chirurgie sont inconstants et que le taux de complications est élevé », indique l'Académie.
« Tout, tout, tout... », vous savez désormais tout sur le zizi !

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